Wish you were here
le 22 juin 2011 dans Blog
Si le Royaume-Uni n’a jamais été avare en contre-cultures jeunes, entre Mods, Rockers, Hippies ou Punks, force est de constater que certains ont été laissés de côté par l’histoire : les casuals n’auront pas eu tant d’égards.
Ils avaient pourtant leurs marques (Adidas, Ellesse, Lacoste, Sergio Tacchini, Stone Island), leurs idoles (les équipes de Manchester et Liverpool), les attitudes tribales entre identification au groupe et rivalité violente contre ceux qui n’en étaient pas, leurs codes vestimentaires, leur langage, leur identité propre. Mais reliée en raccourci à d’autres mouvements sans forcément considérer leurs spécificités, cette fange du hooliganisme purement anglo-saxon est restée longtemps – et sans doute encore aujourd’hui – mal observée. Malgré ses zones d’ombres, la violence en tête, cette culture prolétaire demeure pourtant caractéristique des années 80 et trouve une résonance dans notre air du temps propice à la valorisation d’une certaine esthétique de la banalité.
Cela n’a pas échappé à Nic Jones & Antoine Floch (Surface to Air/Rendez-vous) qui présentent à la Galerie Menouar à partir de samedi (et pour deux jours seulement) des photos d’archives des ‘Football Casuals’, instantanés de ceux qui étaient partie intégrante de ce mouvement.
« Wish You Were Here » samedi & dimanche, nous, nous y serons.




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