Sex symbols : Le retour des blonds
le 10 octobre 2011 dans Blog
(c) Ryan Gosling – Drive www.drive-movie.com
Il n’y a pas plus années 90 que le blond musclé. Cette figure archétype d’un genre masculin avait perdu toute sa superbe. Trop lisse, trop ‘capitaine de la crosse’ et trop cliché dans une période qui a vu la mise en avant coup sur coup de deux figures types : le mince torturé et le barbarchaic tout en pilosité, le reléguant au rôle du sportif benêt de service.
Les premières vagues preppy, portées notamment par la série américaine Gossip Girl, avaient pourtant toute l’occasion de le remettre sur le devant de la scène, de la même manière qu’Abercrombie & Fitch avec son implantation de plus en plus internationalisée, France y compris. Pourtant, rien à faire, le blond trop caricatural s’est fait rayé des plans, au profit des bruns et autres châtains, préférant ainsi le charme sur la plastique.
Et le revirement arrive finalement d’où on ne l’attendait pas. Porté par une nouvelle génération d’acteurs, une certaine image du blond finit par émerger. Ryan Gosling, Alexander Skarsgård (ou, dans une moindre mesure, Tom Hardy) imposent ainsi une autre image, campant des rôles plus sombres, dans des films reconnus par la critique (Drive pour Ryan Gosling / Melancholia pour Alexander Skarsgård). Ils définissent les contours d’un nouveau type de sex symbols, un ‘genre’ entre les jeunes premiers (Robert Pattinson, Zac Efron…) et les bruns virils à la pilosité développée (Jake Gyllenhaal, Javier Bardem, Robert Downey Jr., Hugh Jackman…) à la mode ces dernières années.
(c) Drive www.drive-movie.com
S’inscrivant dans un contexte certain de retour aux vrais mecs mais proposant une variante aux codes du ‘barbu-bucheron’ qui sévit depuis plusieurs saisons, ils dessinent un autre type de masculinité. En attendant les futurs contrats d’égérie pour ceux-là – et pour ceux qui viendront – le blond musclé n’est plus forcément un Matthew McConaughey, qu’on se le dise.





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